Interview

Conversation avec Xavier Rijs

Conversation avec Xavier Rijs

Une démarche artistique…

La relation avec le lieu
« La dimension conceptuelle que je développe avec l’arbre, se renforce d’une dimension contextuelle. Créer dans un lieu, c’est aussi créer avec ce lieu et pour ce lieu : l’œuvre est liée à l’environnement. C’est reconnaître la force de ce lieu, sa structure, son environnement, la vie qui s’y passe, la charge de son histoire. Tout cela me demande de ne pas y imposer des œuvres. Si celles-ci peuvent être autonomes, elles sont ici prétexte à autre chose, à une autre dimension. Il s’agit de créer un dialogue, de revisiter le lieu, de lui apporter un nouveau regard, une nouvelle réflexion. L’œuvre fait voir le lieu et le lieu fait voir l’œuvre. »
Un art contextuel et méditatif
« Ma démarche commence par la recherche de bois : une démarche partant de la terre, d’une matière banale le bois mort , de l’émotion liée au travail physique, de la sensualité, de l’exubérance et de la dureté de la nature, et surtout d’une position méditative qui tient autant de l’école philosophique et écologique que de l’école buissonnière. Le cadre implique tous mes sens et empêche de me scléroser dans des concepts ou un cadre conceptuel à sens unique. La sculpture d’arbre n’est pas un objet à message mais bien le fruit de la chlorophylle et de l’hémoglobine… Ce n’est pas sans raison que j’emploie les mots de « sculpture d’arbre » où « sculpture » contient autant l’idée d’objet que celle d’action et « arbre » est autant sujet qu’objet. »
Le local et l’international
« Je suis simple et humble passant passeur pour révéler, éveiller, rêver, dépayser, repérer, évoquer, susciter, partager, … Je suis passeur avec des moyens certes personnels mais passeur pour que l’habitant se reconnaisse dans ce que je propose. Si donc le local peut rayonner sur l’international, plutôt que l’international sur le local, c’est que je crois plus à l’énergie de la rencontre entre des sensibilités personnelles qu’à celle de la machine marchande et de ses drapeaux nationaux ou régionaux. L’art n’a pas de frontière et vole au dessus de l’espace et du temps.
La dimension humaine a sans doute de moins en moins de valeur dans notre société! Et que l’artiste calque son travail sur cette valeur n’est pas très « raisonnable »… Pourtant je reste persuadé qu’elle en est le fondement. L’art devient alors un pré-texte, un pré-ambule, un pré… de rencontre, sans barrières culturelles et sociales, un pré de reconnaissance de l’autre. »

Xavier Rijs au Festival de l’art de l’estran 2016

Conversation avec Michel Jobard

Conversation avec Michel Jobard

Michel Jobard, 

Quel est votre parcours artistique et qu’est ce qui vous a poussé à devenir artiste?

« Devenons nous artiste ou naissons -nous artiste ? Question qui m’a longtemps interpellé.

Mon parcours artistique a commencé avec la musique. J’ai pratiqué bon nombre d’instruments et ai ressenti très tôt le besoin de composer, créer.

Laisser l’esprit s’exprimer au travers de la matière est ensuite devenu une nécessité. J’ai alors expérimenté le matériau bois. Une personne ayant remarqué les objets de décoration, les sculptures en bois flotté et les premières créations land art m’a interpellé en me disant d’exprimer mon art à grande échelle.C’est donc la plage que je fréquente depuis mon enfance qui deviendra mon terrain d’expression favori. Quel peintre ne rêverait d’avoir une aussi grande toile…

Depuis 2012, des installations land art, des mandalas végétaux et le beach art sont les principales composantes de mon mode d’expression artistique .

J’aime à penser que je suis un passeur, un initiateur de voyages, aidant les gens à passer d’une rive à l’autre afin de leur permettre d’apporter un autre regard sur le monde qui nous entoure.

J’ai observé à maintes reprises cette atmosphère si particulière, parfois contemplative, qui s’installe pendant la création d’une fresque beach art sur la plage ou bien un mandala végétal.Ces traces éphémères que je dessine sur le sable nous relient les uns aux autres, invitant tout un chacun à voyager en dehors de son quotidien.

Je laisse à la Nature, la beauté de l’éphémère pour mieux comprendre notre propre cycle sur Terre, entre matière, lumière, eau et vent, des consistances qui rappellent notre corps . »

Est ce la première fois que vous exposez pour le festival d’Art de l’Estran. Qu’est-ce qui vous plaît dans ce festival?

« Je connais la Côte de granit rose pour y être allé en 2015. C’est néanmoins la première fois que je vais participer au Festival de l’Estran. J’aime l’idée d’investir une plage en présence d’autres artistes, cet espace à partager qu’est la plage durant les marées d’équinoxes, dans des paysages hors du commun. Toutes les plages de France attirent un public nombreux lors des grandes marées.

Ce Festival permet de nous interroger sur notre relation à la Nature, notre interdépendance, pour nous sentir à notre juste place. »

Michel Jobard au Festival de l’art de l’estran

Conversation avec Xavier Brosse

Conversation avec Xavier Brosse

Xavier Brosse, Quel est votre parcours artistique et qu’est ce qui vous a poussé à devenir artiste?

« Naturaliste passionné et hôte costarmoricain, la contemplation du fabuleux spectacle offert par la nature libre est ma motivation première. Photographe autodidacte et auteur autoédité, mon unique ambition est de suggérer l’irremplaçable harmonie des paysages naturels et des peuplements sauvages. »

Est-ce la première fois que vous exposez pour le festival d’Art de l’Estran et qu’est-ce qui vous plaît dans ce festival ?

« Ce sera la 4ème fois que je suis invité au festival d’Art de l’Estran pour présenter mes livres sur la nature costarmoricaine accompagnés d’une exposition de photographies de paysages et d’animaux qui en son tirées. J’apprécie beaucoup d’y participer pour la qualité de l’accueil, l’originalité des œuvres et la diversité du public. »

Xavier Brosse

Présentation de l’exposition de Xavier Brosse pour le Festival de l’art de l’estran

Une histoire d’écume écrite à la plume

Une histoire d’écume écrite à la plume

Expérimentations préparatoires

Didier Ferment, coutumier des festivals internationaux de musiques éolienne, créé ici un univers à la fois visuel et sonore.

L’artiste utilise ici la plume dans l’écriture de l’écume de mer portée par la houle : non pas comme outil, mais comme encre, avec le ciel comme support.

La plume est aussi légère que l’écume. La plume peut être blanche comme l’écume. Elle bouge et vie sous l’action du vent comme l’écume qu’elle évoque. La ligne d’écriture démarre par la mer calme qui se transforme progressivement en forte houle sous l’action du vent, puis l’approche de l’estran cambre la vague jusqu’à la faire déferler, pour enfin la faire mourir paresseusement sur la plage, point final de son existence.

Suspension graphique de plumes frêles dans cet espace immense, blancheur en mouvement sur aplats de ciel, de sable et de mer, l’installation entre en résonance avec le rythme des vagues et le souffle d’un monocorde éolien.

Conversation avec Sigrid Gassler (aXe-ensemble)

Conversation avec Sigrid Gassler (aXe-ensemble)

–          Quel est votre parcours artistique ?

Musicien et collecteur de bruits, Kamal crée des installations, des concerts, et des espaces sonores en mouvement. Sigrid, qui a fait des études de marionnettiste à commencé à mélanger les genres en construisant de sculptures cinétiques.

Tous deux avaient envie d’expérimenter avec la mécanique et les nouvelles technologies, le son et les arts-plastiques. Leur chemin c’est croisé, axe-ensemble est né et ne cesse de créer et de croiser les disciplines.

–          Lors de vos créations, essayez-vous de passer un message ?
Lors de nos créations nous tentons de mieux comprendre la nature qui nous entoure. Et c’est cela que nous voulons transmettre au public, essayer de déchiffrer les langages parfois mystérieux de notre environnement.
–          Pourquoi faire de la mise en son ?
L’estran est un espace naturel en perpétuelle mutation sous l’effet des marées. En bouleversant quotidiennement le paysage, la mer voile et dévoile  à chaque instant un nouveau paysage sonore agité par le jeux des vagues, les oiseaux de mer et la faune des parties rocheuses ou sableuses.
Mettre en son c’est interpréter et restituer ces bouleversements sous forme musicale, afin de porter l’oreille comme le regard aussi loin sur l’horizon ou aussi proche sous le rocher.

–          Qu’est-ce qui vous plaît dans le festival de l’estran? .
Le festival de l’Estran nous offre la possibilité de créer dans un cadre naturel exceptionnel une proposition artistique ouverte à la déambulation. Nous avons toujours été stimulés par la confrontation d’une installation sonore à une architecture ou un paysage naturel très fort . Ce sont des espaces qui éveillent les sens et stimulent l’imagination.

Conversation avec Hervé Le Nost

Conversation avec Hervé Le Nost

J’explore différents gestes et supports, la sculpture, la photographie, le dessin, la vidéo.
L’échelle, la couleur, les matériaux, la relation au contexte déterminent mes choix.
L’enjeu est pour moi d’effectuer avec le plus de liberté des déplacements, d’associer des sources avec une logique parfois proche du syllogisme, d’adapter mes pièces à des contextes, de créer une cohérence en réunissant ces éléments qui activent mon travail. Il m’est arrivé de réaliser des pièces en relation avec le paysage, cela passe par la photographie ou l’installation comme au centre d’art de Vassivière, l’échelle est ici différente, plus vaste.
Je connais bien la côte de granit rose pour l’avoir souvent éprouvée, parcourue, photographiée et dessinée. Le festival de l’estran m’offre une possibilité de réaliser une pièce de grandes dimensions .L’échelle de ce paysage, qui m’est familier, m’offre la possibilité de mettre en scène un autre contexte celui la série anglaise des années 60, « le prisonnier ».

Le paysage devient alors l’écrin d’une citation à une fiction située dans un village balnéaire du Pays de Galles.
Mon idée est de mettre une relation ces différentes expériences d’un paysage, le réel, la fiction, théâtralisés et éphémères. Je propose un espace à regarder qui cherche à être en accord avec le paysage que je vois.
Hervé Le Nost juillet 2014

Conversation avec Patrice Lebreton

Conversation avec Patrice Lebreton

–        Quel est votre parcours artistique ?

 

Après les beaux arts, je me suis dirigé vers une formation à la céramique.

Installé en atelier dès 1976 j’ai été attiré au fil des ans et des expériences par des créations contemporaines.

Je participe à des expositions de groupes et personnelles.

 

Qu’elles sont vos influences artistiques ?

 

Surtout influencé par les voyages réels et imaginaires je puise mon inspiration dans un contact intime avec la nature et le monde sensible qu’elle représente pour moi. Cette alliance m’a conduit depuis une dizaine d’année à des réalisations plastiques in-situ, du land-art aussi. Aujourd’hui j’inclus des éléments céramiques dans mes installations cheminant ainsi sur un parcours où la cohésion se construit à petits pas.

 

Est-ce la 1ère fois que vous exposez pour le festival de l’estran ?

 

J’ai participé en 2013 au festival de l’estran.

C’est important de pouvoir vivre plusieurs fois cette aventure. L’environnement particulier des sites est une invitation à « durer » pour mieux les ressentir et jouer avec la mobilité du paysage lors des marées.

 

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce festival ?

 

Ma pratique du land art nécessite que des projets, des lieux y soient dédiés.

Les lieux du festival  ouvrent des scènes aux artistes, à eux de venir y composer et y jouer.

Le festival se doit d’attirer les spectateurs pour y rencontrer les créations et leurs auteurs.

Tout à coup dans un cadre déjà merveilleux l’âme d’enfant que j’espère chacun porte en lui, se réveille.

Si elle peut aussi s’émerveiller…

Le festival c’est aussi un parcours, une promenade , un regard différent sur un paysage , une découverte d’un territoire..

L’œuvre nous attire et crée un déplacement physique et intérieur.

 

L’équipe est sympa cela aussi est plaisant !

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