Conversation avec Hervé Le Nost

J’explore différents gestes et supports, la sculpture, la photographie, le dessin, la vidéo.
L’échelle, la couleur, les matériaux, la relation au contexte déterminent mes choix.
L’enjeu est pour moi d’effectuer avec le plus de liberté des déplacements, d’associer des sources avec une logique parfois proche du syllogisme, d’adapter mes pièces à des contextes, de créer une cohérence en réunissant ces éléments qui activent mon travail. Il m’est arrivé de réaliser des pièces en relation avec le paysage, cela passe par la photographie ou l’installation comme au centre d’art de Vassivière, l’échelle est ici différente, plus vaste.
Je connais bien la côte de granit rose pour l’avoir souvent éprouvée, parcourue, photographiée et dessinée. Le festival de l’estran m’offre une possibilité de réaliser une pièce de grandes dimensions .L’échelle de ce paysage, qui m’est familier, m’offre la possibilité de mettre en scène un autre contexte celui la série anglaise des années 60, « le prisonnier ».

Le paysage devient alors l’écrin d’une citation à une fiction située dans un village balnéaire du Pays de Galles.
Mon idée est de mettre une relation ces différentes expériences d’un paysage, le réel, la fiction, théâtralisés et éphémères. Je propose un espace à regarder qui cherche à être en accord avec le paysage que je vois.
Hervé Le Nost juillet 2014