Conversation avec Didier Ferment

–        Lors de vos créations, essayez-vous de passer un message ?

Pas nécessairement :
j’ai mon/mes interprétations et je préfère que chacun ait la sienne, convergeant avec la mienne ou non.
Il me semble dommage que la tendance actuelle favorise une création avec concept ou message, alors que les œuvres sont plutôt du domaine du sensible.

–        Pourquoi faire de la mise en son ?

J’aime l’art cinétique et je le pratique dans des créations mises en mouvement par le vent, jouant avec les vagues et/ou la lumière.  En particulier, le son éolien est un mouvement musical.

–        Qu’est-ce qui vous plaît dans le festival de l’estran?

Le mouvement de la mer,
le changement de paysage,
la frontière entre Terre, Mer et Ciel,
le caractère éphémère de la création sur ce territoire transitoire.

–        Quels sont vos futurs projets ?

Installation d’un ensemble de sculptures éoliennes musicales  permanentes au Parc scientifique Ludiver à La Hague.

En moyenne, en combien de temps réalisez-vous vos projets ?

Étant amateur, je suis souvent en équipe avec d’autres artistes amateurs : cela permet entre-autre de répartir le travail. Selon les projets, le temps de réalisation varie de  10 jour/homme à 50.